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14/02/2013

Réforme des retraites : pas moins de 1.200 euros mensuels

 

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La République, en dehors du principe de liberté, c'est particulièrement l'égalité et la fraternité.

Ces jours derniers, lors de la défense du mariage pour tous à l'Assemblée Nationale, Madame Christiane Taubira, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux en a fait une très belle démonstration. Mais l'article de ce jour ne concerne pas ce sujet. Il porte tout spécialement sur un volet de la réforme des retraites, à savoir la retraite minimale garantie.

A l'heure actuelle, les médias considèrent souvent que les retraités sont des privilégiés. Pour eux, ils représentent une classe sociale aisée disposant de moyens financiers confortables pour profiter de la vie. Au point de penser qu'il est logique de taxer largement leur pouvoir d'achat dans cette période de crise où il faut bien trouver, faut-il le dire … des boucs émissaires afin de re,fouler les caisses de l'Etat ! Et s'il est est évident aujourd'hui qu'un certain nombre de personnes à la retraite jouissent de très bons revenus, d'autres sont nettement moins favorisés. Les chiffres parlent par eux mêmes : plus d'un million de retraités vivent sous le seul de pauvreté, c'est-à-dire au-dessous de 964 euros par mois, soit un chiffre qui se situe très souvent entre 600 et 700 euros mensuels.

Il existe bien donc une fragilité sociale qui se manifeste par un pouvoir d'achat extrêmement faible, ce qui plonge un grand nombre de nos aînés dans la détresse, voire la misère. Ainsi, les pensions sont devenues trop modestes pour vivre dans la dignité et en particulier pour faire face à l'augmentation des dépenses de santé de moins en moins remboursées.

Il est urgent que cette situation change très rapidement, surtout quand le gouvernement de la France clame haut et fort qu'il veut rétablir la justice et la solidarité nationale.

Dès 2014, l'État devra prévoir une revalorisation profonde des retraites les plus basses et permettre à tous ceux et celles qui ont cotisé le temps de la durée légale, d'obtenir une pension qui ne soit pas inférieure à 1.200 euros brut par mois.

En dessous de ce montant, il est impossible de faire face aux dépenses obligatoires de l'existence, à savoir le loyer du logement, l'alimentation, les transports, les médicaments et les débours de santé, et quelques petits faux frais nécessaires à la vie de tous les jours.

Mais alors, comment subventionner le relèvement des pensions de retraite ?

Dans la réalité, le financement n'est pas compliqué. En dehors de toutes autres taxes qui pourraient aussi le compléter, il est possible de prévoir des cotisations supplémentaires :

1°/ sur les pensions de retraite les plus élevées (à partir de 2.800 euros mensuels par exemple),

2°/ sur les traitements et salaires les plus élevés (à partir de 3.000 euros mensuels)

3°/ sur tous les revenus à partir de 60.000 euros annuels.

La République, c'est le partage et la solidarité.

Voilà un exemple parmi tant d'autres du rétablissement d'une justice sociale aujourd'hui malmenée, et au final, chaque citoyen devrait y trouver son compte.

A ce sujet, le Café Républicain prépare une réforme profonde sur la réajustement des pensions de retraites que vous retrouverez bientôt d'ici quelques jours sur notre site internet :

www.pierre-alain-reynaud.com

La France a besoin d'un grand changement afin que l'égalité entre tous les citoyens ne soit plus un vain mot, et que la vraie république soit au centre du grand débat public.

Pierre-Alain Reynaud

site internet : pierre-alain-reynaud.com

Adresse mail : cafe.republicain@gmail.com

29/12/2012

Noël d'abondance : les pauvres sont-ils oubliés ?

 

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Depuis quinze jours au moins, les chaînes de télévision nous présentent la fin de l'année 2012 comme un moment quasiment idyllique. Les images qui nous sont transmises soulignent en permanence une France riche qui dépense largement dans l'achat de cadeaux en tous genres, dans l'habillement, les parfums haut de gamme, ou encore dans les séjours coûteux à la montagne ou à l'étranger.

A Paris, boutiques et magasins de luxe seraient dévalisés à en croire les témoignages qui nous parviennent à chaque instant sur nos petits écrans. C'est clair, la France vit dans l'opulence et cette année, c'est encore mieux que l'année précédente … malgré la crise ! Autant dire que la récession semble utile à la vie économique ...

Alors, sommes-nous dans l'austérité ? Pas vraiment à partir de ce que l'on voit ! D'ailleurs, le gouvernement est le premier à le proclamer, et les médias ne se lassent pas de nous projeter des français heureux et dépensiers dont les soucis ne sont que … broutilles !

Pourtant, il y a au milieu de ces fastes, quelques problèmes de société. Mais quels problèmes importants ? Des chômeurs certes, des personnes en difficulté sociale, des seniors isolés et abandonnés, des familles qui n'ont plus de toit et qui vivent dans la misère. Mais cette catégorie de citoyens n'est-elle pas marginale ? On pourrait presque le croire !

Hier soir, au journal de France 2, un reportage nous emmenait dans une station de ski des Alpes qui fait le plein de vacanciers … et qui refuse du monde ! Le reportage est édifiant, mais reste banal puisque chaque jour les médias nous disent et nous redisent que l'argent coule à flot que ce soit dans le commerce de ville ou de montagne.

Conclusion : Les français sont de grands privilégiés par rapport à aux grecs, aux espagnols ou aux italiens. « La France pauvre çà n'existe pas ! Non, Monsieur, çà n'existe pas ou si peu ! » La preuve ? Ce sont les affluences record dans les grands magasins, les énormes bouchons de la circulation routière, les longues files d'attente dans les aéroports ou les queues interminables au pied des pistes des stations les plus huppées.

« - Pardon ? Vous avez dit que certaines personnes vivent dans la précarité ? … Mais, Monsieur, tout le monde en a conscience. D'ailleurs, le phénomène est-il nouveau ? Il y a des siècles que la misère existe, et elle existera toujours »

Oui, Noël refuse la misère. Noël tire un trait sur l'exclusion, sur la détresse, sur l'indigence. Noël rejette l'infortune, la laideur, le dénuement ou la déchéance. Noël écarte la douleur, le chagrin, la disgrâce. Noël repousse les drames de la solitude et de l'isolement.

Noël est devenu individualiste, voire égoïste. Le Noël païen a pris très largement le pas sur le Noël chrétien qui se veut logiquement un temps de paix, de solidarité et de partage. Mais, hélas, les choses sont autrement !

Ainsi, Noël est devenu une affaire typiquement commerciale, un vrai business de société.

C'est ce que déclarent aujourd'hui plus de 83 % des français, et c'est là où se situent les véritables problèmes liés au libéralisme, à la morale citoyenne, aux valeurs républicaines, et au final à l'inquiétant destin d'un peuple qui se détruit peu à peu.

Pierre-Alain Reynaud

Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com

Mail : cafe.republicain@gmail.com  

 

10/12/2012

Ces illuminations qui narguent les pauvres …

 

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Plus de trois millions de chômeurs en France ! Plus de huit millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté ! Et combien de familles et de personnes âgées qui vivent dans le dénuement complet !

Pendant ce temps, Paris s'illumine, Lyon s'illumine, Marseille s'illumine, Toulouse s'illumine comme toutes les autres grandes villes de France. Cette débauche de lumières et de décorations et de strass devient indécente face à la crise que nous subissons de plein fouet depuis plus de trois ans.

A titre d'exemple, prenons quelques cas et tout spécialement ceux de Marseille, Nice, Nantes ou Strasbourg :

1/ Marseille. Coût des installations 760.000 €. Coût de la consommation : non communiqué. Durée des illuminations 39 jours. Durée quotidienne d'éclairage environ 6 heures.

2/ Nice. Coût des installations 1.520.000 €. Coût de la consommation : non communiqué. Durée des illuminations : 44 jours. Durée quotidienne d'éclairage : environ 6 h 30.

3/ Nantes. Coût des installations 600.000 €. Coût de la consommation 3000 €. Durée des illuminations : 53 jours. Durée quotidienne d'éclairage : environ 8 heures.

4/ Strasbourg. Coût des installations 450.000 €. Coût de la consommation : 13.200 euros. Durée des illuminations : 51 jours. Durée quotidienne d'éclairage : environ 10 heures.

J'arrêterai donc ici ces énumérations, tellement elles seraient longues, si je devais toutes les citer.

Face à ces dépenses somptueuses, parfois folles même, il existe une foule de gens qui vivent chaque année un Noël et un Nouvel An dans l'exclusion la plus totale, n'ayant pas les plus petits moyens pour profiter convenablement de ces fêtes de fin d'année.

Mais que pensent les citoyens de la rue et tout spécialement ceux qui s'embourgeoisent ?

En fait, à une époque où l'on parle sans cesse de solidarité nationale ou de partage, le comportement de la plupart d'entre nous est devenu très individualiste. Un vieux proverbe disait « Chacun pour soi et Dieu pour tous ! ». Aujourd'hui, notre société est pire que celle d'autrefois en raison de l'esprit d'élite et de hiérarchie qui s'est développé voici quelques trente années. Ce qui entraîne évidemment un rejet involontaire certes, mais bien réel d'une classe sociale défavorisée que l'on ignore volontiers.

Cependant, si le comportement humain n'est pas toujours à la hauteur des espérances de la démocratie, les pouvoirs publics par contre devraient réagir pour apporter le secours et le réconfort à tous ceux et celles que l'existence a laissé en bordure du chemin. Ainsi, en cette période de Noël où les actions humanistes devraient être plus nombreuses que jamais, les communes pourraient être les premières à donner l'exemple en diminuant certaines dépenses accessoires telles que les illuminations de rues, afin d'apporter une aide à toutes les personnes en difficulté : familles démunies, parents isolés, personnes âgées sans ressources, étrangers en situation d'errance, etc … Mais les mairies restent trop souvent aveugles et sourdes à la détresse humaine !

A ce début de 21ème siècle, il n'est donc plus admissible que la pauvreté augmente chaque année, alors que le faste s'étale de partout, et spécialement dans les lieux publics que gèrent les administrations territoriales de notre Pays.

En fait, demandez aux pauvres ce qu'ils pensent des illuminations de Noël ; la réponse sera claire et sans équivoque. Ils n'y voient aucun plaisir ni aucun bonheur. A noter même que nombreux de ces laisser pour compte, déclarent se sentir encore plus infortunés et plus abandonnés en ce temps de fêtes, ce qui ne fait qu'augmenter leur douleur et leur désarroi.

Les pauvres ne connaissent par les miracles ou … si peu ! Et ce n'est pas de nouveau en ce Noël 2012 qu'ils découvriront une lumière d'espoir.

En évidence, le constat est triste : autant que le Monde existera, les lumières des villes continueront à jeter leur feux scintillants sur les plus riches comme sur les plus modestes. Les illuminations demeureront toujours les symboles d'aisance et de puissance, continuant à narguer les faibles et les malheureux dans une société ultra libérale où l'argent est devenu le grand maître à penser.

Seule la République - la vraie - serait capable de changer le destin des plus démunis. Mais cette république ne pourra exister que dans la mesure où l'esprit citoyen sera capable à un moment donné, de faire preuve de solidarité et de partage, ce qui n'est pas encore le cas à l'heure d'aujourd'hui.

Pierre-Alain Reynaud

Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com

Mail : cafe.republicain@gmail.com

 

 

 
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