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23/07/2012

Quand les socialistes contournent la loi de la séparation des Eglises et de L'Etat

 

République, laïcité, parti socialiste,

Le 6 juillet dernier, Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur, inaugurait la grande mosquée de Cergy sur l'invitation du maire de la ville.

Que penser d'un tel fait ?

Pour ma part, comme pour tant d'autres de nos citoyens, je considère que les mosquées, bien que décriées encore par certains, ont légalement leur place dans l'espace public en raison du respect que la République se doit envers toute religion, dès l'instant où un groupe de personnes désire pratiquer le culte qui lui convient.

Cependant, il ne faut pas oublier que la France est un état républicain, et selon les termes de la loi du 9 décembre 1905, instituant la « séparation des Eglises et de l'Etat », aucun gouvernement ne doit s'engager de près ou de loin dans un rapprochement tacite vers un groupe religieux quelle que soit sa puissance ou sa place dans la société française.

A ce sujet, l'article 2 de ladite loi de 1905 précise : « La République ne reconnaît, se salarie ni ne subventionne aucun culte [...] ».

Il est donc indécent de voir un Ministre de l'Intérieur venir apporter son soutien à une confession telle que l'Islam aujourd'hui, ou peut-être à tout autre religion demain, alors que les principes de laïcité interdisent à l'Etat de s'engager sur une voie quelconque à ce sujet.

Encore plus indécent, la municipalité PS de Cergy qui garantit DEUX MILLIONS D'EUROS d'emprunt pour la réalisation de la grande mosquée de la ville, en plus d'un autre « cadeau » consenti par cette même mairie qui cède aux associations musulmanes concernées le terrain pour 1 € (symbolique) aux termes d'un bail emphytéotique.

Alors, au lieu de conserver les distances nécessaires envers toutes communautés confessionnelles et d'éviter ainsi toutes polémiques entre elles, Monsieur Valls attise les différences qui existent aujourd'hui entre certains religions, et de surplus aggrave le communautarisme existant.

Ainsi, la République doit rester entièrement « républicaine » ; c'est-à-dire l'application entière de l'article 1er de la Constitution qui proclame  "La France est une République indivisible, laïque, démocratique, et sociale".

Pourquoi un tel comportement de la part des socialistes ?

Dans une logique démocratique et compte tenu de ses engagés antérieurs, le Parti socialiste devrait être l'exemple même de l'esprit républicain.

Aujourd'hui, concrètement, la situation semble être bien différente. Les socialistes (et la gauche en général) oublient volontiers les règles rigoureuses de leurs aînés, dans un but strictement électoral. Ils sont parfaitement conscients qu'en facilitant la création de mosquées avec une cession gratuite des terrains et en se portant caution des prêts contractés par les associations religieuses d'orientation islamiste, ils « achètent » un électorat important qu'ils viennent d'ailleurs de constituer par le projet de loi autorisant le vote des étrangers dans les scrutins locaux.

Comme je l'ai souvent dit, les citoyens français ne doivent plus espérer dans une gauche qui sacrifie la plupart des valeurs de la France à ses propres intérêts.

La République, c'est tout autre chose, et le Café Républicain sera toujours présent pour défendre les intérêts de la Nation basés sur les principes de la Révolution Française et sur les grands idéaux de la Troisième République, protectrice des libertés et des Droits de l'Homme.

Cette belle et généreuse Troisième République était constituée majoritairement de vrais socialistes et d'hommes de gauche engagés. Aujourd'hui, les socialistes censés représenter le peuple français ne ressemblent en rien à leur aînés : ils ont beaucoup plus d'atomes crochus avec les idéologies de droite qu'avec les doctrines d'une république moderne et populaire.

Et c'est là que se situe le vrai problème de notre Pays !

Pierre-Alain Reynaud

Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com

Mail : cafe.republicain@gmail.com





20/07/2012

Aujourd'hui, existe-t-il encore une moralité ?

 

moralité, république,

L'Histoire est un éternel recommencement. Et chaque époque représente un type de société qui évolue en bien ou en mal, et bien souvent dans les deux.

Si l'on remonte au début du 20 ème siècle, c'est-à-dire entre 1900 et 1914, la France vivait dans un contexte de petite bourgeoisie rentière. A cette période, les principaux moraux encadraient l'existence de nos aînés sur deux fronts bien distincts : d'une part, la laïcité représentée par l'école publique et républicaine où se propageaient les véritables valeurs de l'humanité (respect du prochain, probité, solidarité, devoir) ; d'autre part, la religion égratignée certes par la loi de 1905 portant sur la séparation de l'église et de l'Etat, mais qui rivalisait avec la république en enseignant dans la pratique les mêmes qualités humanistes, sauf que les orientations de vie étaient bien différentes de ceux que l'on appelait volontiers les « mécréants ».

A la fin de la Première Guerre Mondiale, le monde avait changé, en France comme ailleurs. Mais la plupart des principes moraux restait bien ancrée chez les citoyens qui conservaient volontiers une certaine idée de la famille et du couple, ainsi que des règles conduisant chaque individu tout au long de son existence.

La Seconde guerre Mondiale créa subitement une rupture dans la société. Rapidement, l'immoralité se développa au cours des périodes douloureuses de l'Occupation, se traduisant notamment dans les dénonciations des juifs et la collaboration avec l'Allemagne nazie, dans le développement du « marché noir » qui enrichissait les uns au détriment des autres, et dans la montée d'une violence qu'un pays égaré utilisait à des fins les plus sordides.

La période de la Libération, que ce soit en France ou ailleurs, ne mit jamais un terme aux violentes déchirures qu'avaient subi les peuples meurtris et révoltés par l'un des plus horribles conflits de l'Histoire de la planète.

C'est ainsi que de nombreux pays voulurent inventer un autre Monde, celui que l'on désigna souvent comme « un monde meilleur », qui au final est devenu aujourd'hui pire que le précédent.

Si à l'échelon des technologies nouvelles comme au niveau de la santé publique, les progrès du 20 ème siècle restent exceptionnels, il n'en est pas de même au registre de la moralité, un mot qui disparaîtra un jour du langage courant.

Il faut dire que les gouvernants et les médias sont les premiers responsables de l'immoralité qui sévit un peu partout sur la Terre. Et internet avec toutes les qualités qu'il peut apporter certes, représente aussi un fléau planétaire qui détruit peu à peu les bases mêmes d'une société équilibrée.

Les nouvelles générations sont-elles éduquées pour appliquer des règles de conduite et des valeurs que toute communauté humaine doit prendre comme normes de mode de vie ?

A l'heure actuelle, la réponse est très claire. La jeunesse n'a plus le sens des morales que l'on pourrait espérer. Cependant, elle ne peut pas être considérée comme responsable de cette situation, leurs éducateurs fondamentaux ne remplissant plus leurs missions et leurs devoirs les plus élémentaires, que ce soit à l'école, à la maison ou ailleurs.

Dans un texte contexte, en ce début de 21ème siècle, la société est en pleine dérive :

Dérive dans les rapports humains : comportement irrespectueux dans la famille (entre parents et enfants), au travail (entre collègues ou envers les supérieurs), dans la rue (entre citoyens de tous bords).

Dérive dans les comportements : ignorance de tout civisme, malhonnêté envers les autres, escroqueries en tous genres, vols fréquents, etc …

Dérive dans les mœurs : violences sexuelles, pédophilie, adultère fréquent, prostitution banalisée, divorces constants, circulation facile des drogues et des armes, etc …

Dérive dans le milieu politique : corruptions, détournements de fonds, abus de biens publics, etc …

Dérive dans le grand capitalisme : pillage des entreprises, exploitation des travailleurs, licenciements abusifs, délocalisations en cascades, etc …

Dérive dans le système administratif : favoritisme fiscal profitant à particuliers ou à certaines grandes entreprises, laxisme dans la justice, impunité des jeunes délinquants, reconnaissance du mariage homosexuel, etc …

Alors, évidemment, il n'est pas question de jouer aux puritains. Nous savons tous que le monde évolue et que ce changement est nécessaire pour avancer vers le progrès.

Mais toutefois, restons vigilants ! Une société ne peut vivre et survivre que s'il existe un chemin bien tracé avec des garde-fous qui définissent des repères très précis pour l'ensemble de ses membres. Faute de quoi, l'effondrement est inévitable.

A force de vouloir plus de libertés, parfois injustifiées, on s'enfonce dans un abîme qui engloutira toute l'humanité. Pourra-t-on encore tolérer longtemps la recrudescence des délits et de la criminalité, la réduction des peines de réclusion, l'impunité des personnalités politiques mises en cause dans des affaires publiques ou privées ou le démantèlement de l'économie ? Quant à la légalisation du mariage homosexuel, cela reste irrecevable. Sur ce point, je me suis souvent prononcé, et j'estime qu'une union citoyenne (et non un mariage) serait une très bonne alternative pour donner un vrai statut aux couples gay. Si de telles dérives de ce genre continuent, pourquoi pas ne verrons-nous pas demain des lois instituants la polygamie, ou des mariages célébrés entre frères et sœurs ou parents proche d'une même famille ? A un moment donné, il n'y a plus de limites ...

Avant de conclure, je ferai appel à votre mémoire. Souvenez-vous donc de l'Empire romain ! Pendant cinq siècles, par sa puissance et ses richesses, Rome domina une partie de l'Europe et de l'Orient. Puis, peu à peu, ce fut le déclin. Un déclin dû à un système financier qui fonctionnait mal au fil des temps : déclin des ressources et dépenses croissantes ruinant les contribuables ; persécutions fiscales, désertion des campagnes, corruptions étendues au sein des administrations puis dans l'ensemble des populations. C'était l'époque du « veau d'or » où la débauche outrangeante d'une société romaine en perdition venait s'ajouter aux scandales de la grande finance de l'époque.

N'y a-t-il pas une ressemblance évidente avec ce qui se passe aujourd'hui en Europe et en France ?

Les citoyens de la Rome antique avaient perdu alors toute moralité. Notre monde occidental se dirige sans aucune réflexion sur la même voie. Alors, il n'existe maintenant que deux seules alternatives :

-soit une prise de conscience commune se met en place pour un redressement radical de notre comportement.

-soit notre civilisation disparaîtra comme ce fut le cas de la société romaine, avec toutes les conséquences qui en résulteront alors.

Aujourd'hui, l'Islam enseigne un puritanisme ascendant. Grâce à l'attitude libertine que nous adoptons, il gagne maintenant de plus en plus de terrain et il espère bien dominer ainsi le monde dans les temps futurs.

Comme ce fut le cas pour l'empire romain qui s'engloutit à l'époque face à l'ascension de la chrétienté, notre Europe disparaîtra sous la puissante montée de la religion musulmane.

Pierre-Alain Reynaud

Site internet : www.pierre-alain-reynaud.com

Mail : cafe.republicain@gmail.com

 

 
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